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Elise, la jeune maraîchère de la ferme urbaine Suzanne
Il ne faut pas toujours aller très loin, pour passer une journée à la ferme. Pas même besoin de passer le périph ! A Paris, les fermes urbaines poussent comme des champignons. En ce qui me concerne, il a suffit d’une rue à traverser pour me propulser en 5 minutes à la ferme Suzanne. Une ferme urbaine située sur les toits du parc omnisport Suzanne Lenglen dans le 15ème arrondissement de Paris.Avec Elise, la jeune maraîchère responsable du site, j’ai pu suivre en coulisse les secrets de fabrication d’un joli panier de légumes « made in Paris ».
10h00. Je suis pile à l’heure pour passer avec Elise ces quelques heures au grand air. La ferme Suzanne se situe sur le toit des vestiaires du tennis du parc Suzanne Lenglen dans le 15ème arrondissement de Paris. Juliette et Cyril, les deux stagiaires venus lui donner un coup de main ont déjà démarré la cueillette des haricots. La ferme urbaine a été aménagée par « Cultures en ville » en janvier 2020. Cette entreprise installait jusqu’ici des potagers dans les entreprises, écoles ou EHPAD. Pour la première fois, elle a son propre site. Comme la ferme urbaine « Bien élevées » et leur culture du safran, Culture en ville est lauréat des Parisculteurs, concours organisé par la ville de Paris de 2015 à 2019 afin de developper l’agriculture urbaine dans la capitale.
Nous cultivons en permaculture. On essaie d’associer un maximum de végétaux entre eux et d’avoir différentes strates végétales.
Elise a été embauchée en janvier pour exploiter la ferme. Le site m’explique-t-elle est divisé en 3 parties : la forêt comestible, les haies fruitières et les buttes de culture. « Nous cultivons en permaculture. On essaie d’associer un maximum de végétaux entre eux et d’avoir différentes strates végétales. Chaque végétal va avoir son rôle à jouer. Nous pratiquons aussi la rotation des sols. J’ai ainsi divisé les buttes de cultures en 4 parcelles. Nous faisons une rotation des légumes. Cela évite d’une part l’épuisement les sols et d’autre part d’éloigner les insectes. Bien sûr, nous n’utilisons aucun pesticide mais comme notre culture est hors sol nous ne pouvons pas avoir l’appellation « bio ».
La haie fruitière est composée de framboisiers, muriers, cassissiers…
Dans les haies fruitières, j’admire les framboisiers, les muriers, les cassissiers. « On a aussi des fraisiers, de la rhubarbe, des cognassiers, des cerisiers. Regardez, cette bourrache. Elle est venue pousser là spontanément. Elle a doublé de volume en une semaine », s’étonne Elise. Pour le moment, on ne les met pas dans les paniers car on n’a rien pour les stocker et elle s’abime très vite. Mais ce sont des plantes qui attirent les pollinisateurs donc je les garde. J’aimerai à terme mettre plus de fleurs comestibles comme les capucines par exemple.
Cette année je mise tout sur la production de légumes et dans les prochaines années on trouvera des solutions pour maximiser la production de fruits.
La ferme urbaine proposait dès juillet ses premiers paniers
Malgré les 3 mois de confinement la ferme urbaine a réussi dès juillet à proposer ses premiers paniers. « C’est incroyable l’évolution en une semaine ! Tout a énormément poussé. Pourtant ça n’a pas été simple. Nous devions commencer à planter en mars ! Pile au moment du confinement. Il nous a fallu 15 jours pour obtenir l’autorisation d’exploitation car le parc était fermé au public. On a aussi eu beaucoup de mal à trouver le matériel. On pensait créer notre propre serre mais les financements on été gelés. Nous avons du acheter les plants et on a eu un mal fou à se faire livrer ! J’avais aussi commandé des filets anti-insectes que j’ai reçu un mois et demi après avoir planté les choux. On a eu pas mal de ravage à cause de ce retard de livraison. C’est la première année de production. Et c’est quand même une belle réussite malgré toutes les difficultés », relativise-t-elle.
Pour le moment, je suis en mode test. Cette ferme urbaine est un peu un laboratoire.
« Cette année, je mise tout sur la production de légumes et dans les prochaines années on trouvera des solutions pour maximiser la production de fruits. Pour le moment, je suis en mode test. Cette ferme est un peu un laboratoire. On ne compte pas sur les fruits pour les paniers. Même si on a mis quelques framboises la semaine dernière », ajoute-t-elle.
Au fur et à mesure les caisses de légumes arrivent pour être pesées.
L’objectif de notre ferme urbaine est de cultiver 14 tonnes par an et de réaliser 70 paniers par semaine
Les caisses de concombres, courgettes et haricots se remplissent à vu d’œil. « Nous avons fait 110 kilos la semaine dernière et vendu 30 paniers mais cette semaine, tout a énormément poussé. On va faire une bonne récolte ! Notre objectif à terme est de cultiver 14 tonnes par an et de réaliser 70 paniers par semaine.
Au fur et à mesure les caisses arrivent pour être pesées. Juliette s’est installée par terre pour préparer les paquets de haricots. Elise lave la montagne de salades. Je prends en main les rhubarbes qu’il faut attacher pour faire des bottes. Dans un seau, une belle brassée de basilic embaume la terrasse. Les garçons étalent les aromates sur la table pour réaliser des bouquets.
Je note dans un cahier tout ce que je fais et combien de temps cela me prend. Je pèse mes graines, je pèse mes récoltes… J
Après mes études en aménagement paysage, j’ai commencé à m’intéresser à la permaculture
Elise m’explique qu’elle a fait 5 années d’étude en aménagement paysagé : 2 ans de BTS et 3 ans d’école d’ingénieur. Mais ses études mènent plutôt au métier conducteur de travaux, ce qui finalement ne lui convenait pas. « J’ai travaillé 3 ans en alternance à la mairie de Paris à la DEVE (direction des espaces verts et de l’environnement). J’étais au service de l’arbre et des bois. En parallèle, je m’intéressais à la permaculture et à l’agriculture biologique. Je commençais à avoir envie de créer ma ferme. Un jour, je suis tombée sur un reportage à la télé : « L’urgence de ralentir ». Ca m’a pas mal ouvert les yeux. J’ai commencé à faire du Woofing en France, du bénévolat dans les fermes. Je voulais découvrir les modes de vie alternatifs.
Mathieu et Cyril étalent les aromates sur la table pour réaliser des bouquets.
Dans un seau, une belle brassée de basilic embaume la terrasse.
Juliette s’est installée par terre pour préparer les paquets de haricots.
Elise lave la montagne de salades, de blettes et de basilic.
Destination Montréal, ville pionnière de l’agriculture urbaine
Je suis ensuite partie au Canada, à Montréal. C’était mon rêve. J’ai choisi cette ville car elle est pionnière en agriculture urbaine. Même si aujourd’hui Paris l’a bien rattrapée ! J’ai fait une saison dans une association Montréalaise et une saison dans une ferme maraîchère bio. Je faisais aussi du bénévolat dans les fermes maraîchères aux alentours de Montréal le week-end. J’ai tout appris sur le tas. En revenant en France, j’ai postulé pour ce poste. Toutes ces expériences au Canada et mon travail à la mairie de Paris m’ont permis de décrocher ce job en janvier 2020. J’ai été ouvrière toute ma vie donc je suis contente d’avoir enfin des responsabilités !
Je suis une agricultrice qui n’a pas envie de vivre à la campagne
Ce qui me plaît dans l’agriculture urbaine, c’est qu’elle est en ville ! Je suis une agricultrice qui n’a pas envie de vivre à la campagne. J’aime bien ma vie citadine. J’aime sortir, voir mes amis, faire des sorties culturelles. J’ai beaucoup de chance car je ne travaille pas dans un bureau. Je suis ici toute la journée. Même si je vis dans un studio en banlieue parisienne, j’ai l’impression d’avoir une meilleure qualité de vie car je travaille dehors. Ca m’est égal de vivre dans un petit appartement car je passe 9 heures par jour dans cette ferme urbaine.
Elise, Cyril, Mathieu et Juliette, fiers de la récolte du jour !
Je note dans un cahier tout ce que je fais et combien de temps cela me prend
« L’hiver je suis quand même dans un bureau car il y a toute la préparation de l’année suivante à faire en terme de rotation des cultures. Je note dans un cahier tout ce que je fais et combien de temps cela me prend. Je pèse mes graines, je pèse mes récoltes… J’ai hâte d’analyser toutes ces données cet hiver. On va aussi enfin réaliser la production de plants en serre qui se trouvera sur une autre toiture qui n’est pas accessible au public.
L’idée est de développer une ferme urbaine qui mélange agriculture et culture.
Nous allons aussi créer une terrasse pour faire des ateliers jardinages, yoga, dessin et des événements pour les entreprises. Notre idée est de développer un lieu qui mélange agriculture et culture. Mais tout cela est au stade du projet. Pour le moment, on propose uniquement des paniers bios. Tous les mercredi, j’estime le nombre de paniers que l’on peut faire en fonction de la production. On a deux points de distribution : un à Arcueil et un autre sur ce site. Mais on a encore un peu de mal à se faire connaître des gens du quartier. »
Courgettes, concombre, salade, blettes, basilic, haricots et un beau bouquet d’aromates ! De quoi se régaler pour la semaine.
Voilà nos paniers sont prêts. Cette fois-ci, les clients auront des paniers bien remplis car la récolte a été excellente. Courgettes, concombres, salades, rhubarbe, haricots et un beau bouquet d’aromates ! De quoi se régaler pour la semaine.
Pour commander vos paniers, écrivez à : elise.boireau@culturesenville.fr Vous pouvez venir récupérer les paniers sur le toit du tennis dans le parc Suzanne Lenglen le jeudi entre 16h30 et 18h30.
Bonjour, super article !
Par contre une erreur s’est glissée, ce n’est pas de la rhubarbe que l’on voit sur les photos, mais des bettes 🙂 (également appelées blettes/bettes à cardes/poirée)
Bonjour, super article !
Par contre une erreur s’est glissée, ce n’est pas de la rhubarbe que l’on voit sur les photos, mais des bettes 🙂 (également appelées blettes/bettes à cardes/poirée)
Merci cécile ! Je m’empresse de corriger cette erreur.